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Flânerie romanesque n°11 : "La promesse du large" d'Arnaud de la Grange

Cher réseau,


Accaparé ces derniers mois par la finalisation de mon roman, j’ai mis en suspens mes « Flâneries romanesques ».


Je les reprends aujourd’hui pour vous parler d’un joli roman édité en début d’année chez Gallimard, mais malheureusement un peu passé sous les radars de l’exposition médiatique : « La promesse du large » d’Arnaud de la Grange.


Après deux romans passionnants, « Les vents noirs » (prix Jules Verne) et « Le huitième soir » (prix Roger Nimier), Arnaud de la Grange nous offre un récit de grande qualité sur les blessures ultimes refoulées.


Aidan a perdu ses parents dont le bateau s’est échoué sur des récifs de Bretagne alors qu’il était nourrisson. Élevé par ses grands-parents en Irlande, il décide à 26 ans de revenir sur les lieux du drame pour comprendre ce qui s’est passé.


Mais sa quête se heurte au mutisme de la population locale qui préfère oublier les circonstances du malheureux événement. Aidan, qui a une peur terrible de la mer, rencontre une jeune femme passionnée d’art et d’aventures maritimes, Manon, qui l’aide à surmonter ses blessures.


L’ouvrage est remarquablement bien écrit, empreint de pudeur et de délicatesse. Il n’y a ni lyrisme ni dramaturgie, mais une richesse en même temps qu’une sobriété et une subtilité de la plume.


Ce livre est aussi et surtout un hymne à la mer, à l’évasion, à la beauté des éléments. « Manon se désolait que notre monde ait perdu sa capacité d’émerveillement, ce qu’elle appelait le sentiment magique. Elle aurait pu aller en Afrique ou en Sibérie, là où l’âme n’a pas été coulée dans le béton du matérialisme. Elle avait choisi l’océan. La nature et la vie d’ici rétablissent la hiérarchie des choses, redonnent leur sens aux mots (…). Naviguer est sa manière d’entrer en rébellion. En allant sur l’eau, elle prend le maquis. » Une invite au voyage et à la respiration.


Un peu d’espoir dans ce monde étouffé par le matérialisme.


Clin d’œil à mes amis bourlingueurs des océans, en particulier à Olivier Varlet et son « Tonton Flingueur ». Ils se reconnaîtront dans ce beau livre.


Belle lecture intime et océanique !

 

Christophe Pannetier

 

Précision importante : cette Flânerie a été rédigée par un être humain et non une intelligence artificielle… qui ne l’aurait certainement pas écrite comme cela…

 

 Arnaud de la Grange, « La promesse du large », Gallimard, 2024, 213 pages



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